Certes l’adoption internationale n’est pas une compétence de l’Union européenne mais la protection des droits de l'enfant en est une, et c’est sur cette base que Jean-Marie Cavada a œuvré pour la création d’un espace européen de l’adoption.
En l’absence d’une véritable politique européenne en la matière et devant la multiplication des normes juridiques internationales, il est indispensable de développer une coopération entre les administrations des Etats membres qui permette une reconnaissance mutuelle des décisions d’adoption puisque seuls les Etats sont les garants en dernier ressort des valeurs et des règles de l’adoption internationale.
Il faut avant tout exiger que tout enfant ait une identité dès sa naissance, solliciter dans le cadre d’un code de bonnes pratiques entre les Etats membres que l’on puisse simplifier les procédures d’adoption et réduire les délais d’instruction des dossiers.
Il est essentiel d'amener les Etats membres à réagir face à la détresse de tous leurs enfants abandonnés ou orphelins et à faciliter leur intégration dans une famille d’un autre pays européen, chaque fois qu’aucune autre solution nationale n’est possible, ainsi que le préconise la Convention internationale des droits de l’enfant, et toujours leur rappeler que parmi les critères d’adhésion à l’Union européenne, figure le respect des droits fondamentaux dont fait partie la Charte des droits de l’enfant.