Les résultats décevants de la Conférence de l’ONU sur le climat à Copenhague, ne doivent pas nous plonger dans un noir désespoir.
C’est vrai, que réunir les dirigeants de la planète, tous plus ou moins conscients de l’urgence climatique, pour de bonnes ou de mauvaises raisons, permettait d’espérer qu’on ne s’en tiendrait pas à du « blabla », comme le disaient les pancartes des ONG manifestantes. D’autant que ces décisions, ont pris du retard depuis le fameux protocole de Kyoto entré en vigueur en 2005.
Pourtant, à y regarder de plus près, une étape a tout de même été franchie. Sous la pression des européens, des objectifs ambitieux mais scientifiquement réalistes, constituaient un but à atteindre : réduire de 50% d’ici 2050, les émissions de gaz carbonique sur la planète. Car les spécialistes sont formels : si l’on veut contenir l’augmentation de la température terrestre en dessous de +2°, c’est bien cette réduction de CO2 de moitié qu’il faut réaliser.
Si on ne la contient pas, on nous prédit que le réchauffement climatique au delà de + 2° entrainera des conséquences dévastatrices.
Je suis de ceux qui pensent que du bon sort de Copenhague. D’abord la pression populaire ne s’est pas relâchée et il n’y a guère qu’elle qui puisse faire bouger les intérêts industriels gourmands et les gouvernements. Ensuite, je ne suis pas sûr que le gouvernement américain pourra camper longtemps sur ses positions. Naturellement je n’ignore pas la puissance des lobbys qui s’exerçait partout dans Copenhague. Mais l’opinion publique américaine ne cesse de bouger positivement sur cette question, et c’est bon signe.
Les autres grandes questions sont la Chine et les pays pauvres. Cette hyper-puissance qui sort en grand vainqueur négatif de Copenhague puisqu’elle a pu y démontrer sa force, peut-elle accepter d’entrer vigoureusement dans la lutte contre le réchauffement, compte tenu de ses besoins énergétiques. Ou bien alors, dans un égoïsme cynique absolu, se contentera t-elle de quelques gestes apaisants, pour faire semblant. Les dérèglements climatiques que subit la Chine, l’épouvantable pollution de ses grandes villes, Pékin en tête, vont l’obliger à être plus sensible. Quant aux pays pauvres, il n’y a pas qu’une question de solidarité financière avec eux. Une partie de l’Afrique notamment, danse au son des paroles du Soudan, dans une détestation de l’Occident.
Bonn (RFA) au mois de juin, puis Mexico fin 2010, vont être des étapes décisives de notre folie planétaire ou du début de la sagesse. Les Français ont été ardents dans ce combat, mais nos déceptions ne doivent pas entrainer d’amertume. Faire changer aussi radicalement le monde est un combat de Sisyphe et notre rôle est de pousser les gouvernants, de les soutenir pour qu’ils ne relâchent pas leur pression diplomatique sur les pays récalcitrants.
Et vous qu’en pensez-vous ?
02/09/2010 : Rassemblement en soutien à Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier, les deux journalistes enlevés en Afghanistan en décembre dernier
31/08/2010 : Réunion de la délégation française du PPE

![]() |
![]() |
|
![]() |
![]() |